28 avril 2007

Sécurité routière, signaler, c'est décider...

Sécurité routière, signaler, c'est décider...

J'aimerais juste parler d'un sujet qui m'est venu en conduisant ou plus précisément en observant les autres conducteurs.

Je me suis rendu compte que l'usage du clignotant était dédié au fait que nous signalons aux autres ce que nous allons faire : tourner à droite, tourner à gauche, dépasser un cycliste, passer une zone de travaux etc ...
Il suffit de prendre la route seulement quelques minutes pour comprendre que cet façon d'utiliser le clignotant est inefficace.
La plupart des conducteurs n'utilisent pas le clignotant (ou occasionellement ou mal)
  • quand il sont seuls
  • quand ils estiment que la voiture qui suit a vu aussi l'obstacle à contourner
  • quand ils n'ont pas le temps

Je propose simplement d'utiliser le clignotant non pas pour signaler une action, mais pour valider une décision.

Ex : j'arrive assez rapidement sur un camion, je met mon clignotant non pas pour signaler, mais pour valider ma décision de dépassement ce qui chez moi oblige à mettre en place la stratégie de dépassement. Sinon je reste dans l'indécision et je décide au dernier moment de façon anarchique de faire une trajectoire pour dépasser.

Ex: j'arrive sur un cycliste, le fait d'utiliser le clignotant comme validateur de ma décision de dépassement implique que j'ai vérifié que je ne le met pas en danger en laissant l'espace nécessaire et que je ne surprendrai pas le véhicule qui me suis.

L'utilisation du clignotant de cette manière oblige à réfléchir. La signalisation est seulement la conséquence et ne devient plus optionelle.

24 février 2007

Qu'est que la vie ?

La vie est une maladie mortelle.

Pas de moi

14 février 2007

Tes seins

Tes seins sont des citrons, que j'aime entre mes mains pressées
Tes seins sont des melons, aux arômes parfumés
Tes seins sont des montagnes que j'aime escalader
Tes seins sont des murailles fièrement dressées

Tes seins sont des rubans que j'aime caresser
Tes seins sont pâles et blancs, j'aime les regarder
Tes seins quand je les tiens entre mes mains serrées
Je sens ton coeur qui bat sous mes doigts enfièvrés

Tes seins dans leurs dentelles, j'aime à les éveiller
J'aime à les voir danser pour mieux les libérer
Tes seins éclairent le monde et aiment le nourir
Tes seins sont des colombes qui nous montrent l'avenir

Alain

Un amour de papier

Un amour de papier
Belle feuille aux belles lignes

Le mille feuilles de son coeur
Effeuillé feuille à feuille

Un amour de papier
Corné, plié, déchiré
Tâché et chiffoné
La vie parcheminée

Un amour de papier
Fragile, sensible
Caractère enflammé
Sentiments consummés

Mon amour de papier
Entre tes lignes
Que j'aime à te contempler
Recto et verso

Alain

01 février 2007

Pensée noire

Les hommes politiques portent en eux
Les gênes de la trahison
Nourris depuis toujours
Au lait du compromis et de l'opportunisme

Alain

27 janvier 2007

Petite déclaration

Un petit bout de toi
Chaque jour Chaque nuit
Un petit bout de moi
Dans ton regard qui luit

Alain

20 janvier 2007

Arrêtez les pendules...

Voici la traduction d'un poême

Arrêtez les pendules...


Arrêtez les pendules, coupez le téléphone
Empêchez le chien d'aboyer avec l'os que je lui donne
Faites taire les pianos et les roulements de tambour
Sortez le cercueil avant la fin du jour

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots : « il est mort »
Nouez des voiles noirs aux colonnes des édifices
Gantez de noir les mains des agents de police

Il était mon nord, mon sud, mon est, mon ouest
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz l'océan, arrachez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais

Adaptation d'un poème de Wystan Hugh Auden

12 octobre 2006

Les petits

Les petits

C'est mil éclats de voix
Comme des éclats de vie
Qui triomphent de joie
Et sonnent si joli.

C'est l'enfance qui crie
Qui tempête et grandit
Dans l'arêne des grands
Inquiets et bienveillants

Alain

Naissance

Naissance

De ton ventre si rond
Jaillissent comme des flammes
Qui taraudent ton corps
Et tourmentent ton âme

Et tu la sens enfin
Venue du fond des âges
Cette vague puissante
Qui expulse et qui pousse

Et quelques cris plus tard
Il est là sur ton flanc
Tranquille après l'épreuve
Ton enfant, ton enfant

Alain